
Place Heilig-Hart : De zone résidentielle à « vache à lait » pour les caisses de la ville ?
Cher Échevin Joris Vandenbroucke,
(Mobilité Gand, Mieke Hullebroeck, Mathias Declercq, Christophe Peeters)
Je vous écris en tant que résident de la Place Heilig-Hart (Sint-Amandsberg). Ces 5,5 dernières années, j'ai vécu ici sans problèmes de stationnement majeurs ni amendes. Récemment, cependant, je suis confronté à une pluie d'amendes administratives (GAS).
J'ai suivi la voie légale et déposé une défense, mais je me heurte à un mur de bureaucratie : « les règles sont les règles » et « la pression du stationnement n'est pas un cas de force majeure ». Juridiquement, la ville se couvre, mais moralement, quelque chose ne tourne pas rond.
L'incitation perverse du budget GAS Mes voisins et moi avons remarqué que les contrôles ont soudainement augmenté de façon exponentielle. C'est un secret de polichinelle que les villes, dont Gand, inscrivent à l'avance les amendes GAS comme « recettes budgétisées ». Cela crée un système pervers : la ville budgétise des millions d'amendes pour boucler ses comptes. Cela signifie de facto que l'administration municipale espère que les citoyens enfreindront les règles. Si tout le monde respectait parfaitement les règles demain, Gand aurait un trou dans son budget.
Le zèle soudain avec lequel les amendes sont distribuées dans ma rue donne fortement l'impression que des quotas doivent être atteints ou que les « revenus » devaient être boostés. Il ne s'agit plus de sécurité routière ou de changement de comportement, mais d'un modèle économique.
Force majeure organisée Vous demandez un changement de comportement, mais vous rendez impossible l'adoption du « bon » comportement. La situation sur la Place Heilig-Hart est devenue intenable en raison des choix politiques de la ville elle-même :
- Le « piège » du plan de mobilité : En raison des coupures de circulation (knips), mon quartier est divisé en deux. Si je ne trouve pas de place, je ne peux pas circuler vers l'autre côté sans faire des détours de plusieurs kilomètres et être dans les embouteillages.
- Permis vs Places : La ville délivre manifestement plus de cartes de résidents qu'il n'y a de places de stationnement physiques. C'est organiser mathématiquement le fait que les gens doivent mal se garer.
- Pression accrue : La réaffectation de l'église en lieu de rencontre social crée une pression de stationnement supplémentaire le soir par les visiteurs, exactement au moment où les résidents rentrent chez eux.
Si je rentre chez moi après une journée de travail et que, après avoir tourné en rond, je gare ma voiture en toute sécurité (sans gêner personne, mais peut-être techniquement pas tout à fait dans une case parce qu'il n'y en a pas), je reçois une amende.
Conclusion Je paierai ces amendes, car un citoyen ne peut pas gagner contre l'appareil juridique de la ville sans frais de justice exorbitants. Mais je paie sous une vive protestation.
Ce n'est pas du maintien de l'ordre, c'est du harcèlement pour remplir les caisses de la ville. Je vous invite à venir chercher vous-même une place de parking sur la Place Heilig-Hart un soir de semaine après 19h00, avant de juger à nouveau que la pression du stationnement n'est « qu'un inconvénient ».
Dans l'attente d'une solution structurelle – et non pas seulement de la répression.
Cordialement,
Lieven Cardoen Heilig-Hartplein 3, 9040 Sint-Amandsberg
