
Partir en voyage
C'est encore cette fois-là. Partir en voyage. Tout s’arrête. Est-ce l'autisme, est-ce un trouble de la personnalité, est-ce mon passé, est-ce mes gènes, est-ce une anomalie dans mon cerveau... Une semaine avant notre départ en voyage, c'est le chaos total dans ma tête. Je ne pense à rien de particulier. C’est un changement qui arrive, et il fera l’effet d’une bombe. Surtout après une dernière année pleine d’épuisements professionnels, de dépressions, de dépressions, de tristesse, etc. J'espère pouvoir offrir à mes enfants et à ma femme les vacances les plus fantastiques de leur vie. Que je me calme... les chances semblent faibles. Je n'ai pas pu me détendre depuis un an. Mais qui sait, j'espère un miracle. La mer, la plage, l'eau, la construction de châteaux de sable, la détente, de la bonne musique, ... Suis-je le seul à me poser toutes ces questions dans cette vie ? Probablement pas. C'est peut-être un peu pire de ma part. Whahhahahhahahhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaa, ça me rend fou, je n'ai pas l'impression de pouvoir faire mes propres choix dans la vie, avoir ma propre vie sous contrôle. Qui fait un choix quand vous faites un choix ? Votre âme ? Votre cerveau ? toi ? Alors qui est-ce, toi ? Ai-je le choix ? Peut-être que le seul choix est de m'abandonner aux folies de cette vie. Ne vous inquiétez pas, je dirais. Demain nous partons dans le sud de la France, pour y nager, en profiter, mais mon cerveau n'a pas toujours envie de suivre. Comme si le chaos avait été programmé au plus profond de mes cellules corporelles. Je ne pense à rien. Rien ne peut arriver. Je pourrais avoir une crise de panique, je pourrais tomber malade, je pourrais devenir fou, je pourrais devoir aller aux urgences, tout va bien, j'y suis allé, j'ai fait ça. C'est être plus détendu, laisser les choses telles qu'elles sont, laisser mes cellules se calmer. Il n'y a plus de survie. Il n’y a plus de super gros monstre qui puisse venir me manger sous mon lit. Je n'ai plus besoin de rien. J'ai 40 ans, il ne faut plus rien faire, je n'ai plus peur de mourir. Parfois, j'ai peur de devenir complètement fou. Imaginez être piégé dans l'espace et le temps. C'est ma plus grande peur. Le temps qui s’arrête juste au moment où vous avez une crise de panique. Cela vient probablement de la peur que lorsque vous avez une crise d’angoisse, vous pensez qu’elle ne disparaîtra jamais. Ce qui ne vous tue pas ne fait que vous rendre plus fort. Connerie. Quelle absurdité. Peut-être plus tard dans ma vie, mais jusqu’à présent, ce n’est pas le cas. Restons-en là et souhaitons-moi de bonnes vacances. Je vais en avoir besoin. Lisez un peu, nagez, jouez avec mes enfants, gâtez ma femme, profitez, brillez, détendez-vous, même si ce n'est que pour 5 secondes, ressentez à nouveau Dieu, une force primordiale. Paix. Lieven.